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Chanson Traditionnelle
Ray Brown
Lalo Schifrin
Gil Evans
Charlie Parker
Lalo Schifrin
Thelonious Monk
Dizzy Gillespie
Trompette Jon Faddis
Saxophone Peter King
Contrebasse Pierre Boussaget
Batterie Tom Gordon
Lalo Schiffrin est un véritable artiste du renouveau. Il est pianiste, compositeur et chef d´orchestre, dirige un orchestre symphonique dans son pays, donne des représentations lors de festivals internationaux de jazz, compose pour le cinéma et la télévision, et produit divers travaux pour Placido Domingo ou encore pour le London Philharmonic.
Né à Buenos Aires, il a reçu un enseignement classique par Juan Carlos Paz, Enrique Barenboim, Mariano Drago et son père, Luis Schifrin, un des pionniers de l’Orchestre Philarmonique de Buenos Aires et qui fut le maître de concert du Teatro Colon.
À Paris, il a suivi les cours de classique au conservatoire. À son retour à Buenos Aires au milieu des années 1950, il forme son propre jazz band. C’est lors d’une des performances du groupe que Dizzy Gillespie entendit jouer Schifrin. Il lui demanda alors de faire les arrangements du Gillespie Band et d’en être le pianiste. En 1958, Schifrin partit aux États-Unis et c'est alors le début d’une carrière remarquable. Sa musique est un mélange de techniques traditionnelles et nouvelles, et son amour précoce pour le jazz et le rythme sont de sérieux attributs de son style. « Invocations », «Concerto pour contrebasse », « Concertos pour piano n°1 et n° 2 », « Pulsations », « Tropicos », « La Nouvelle Orléans » et « Resonances » sont quelques exemples de sa tendance à juxtaposer les pensées universelles avec une sorte de primitivisme élaboré. Il a composé plus de cent morceaux pour la télévision et le cinéma, reçu quatre Grammy Awards, un Cable ACE Award et a été nominé six fois aux Oscars.
En 1987, un groupe de musiciens comptant parmi les meilleurs en France décida de former l’Orchestre Philharmonique de Paris dans l’optique d’enregistrer des musiques pour le cinéma, d’organiser des concerts et de participer à des émissions télévisées. Ils nommèrent Lalo Schifrin directeur musical et leur concert d’inauguration eut lieu au Théâtre des Champs-Élysées le 26 janvier 1988. Schifrin occupa le poste de directeur musical pendant cinq ans avant de décider de consacrer plus de temps à la composition.
Parmi les autres orchestres dirigés par Schifrin on compte le London Philharmonic, le Los Angeles Philharmonic Orchestra, le London Symphony Orchestra, le Mexico Philharmonic, le Vienna Symphony Orchestra, l’Israel Philharmonic, le Houston Symphony Orchestra, le Los Angeles Chamber Orchestra, le Mexico City Philharmonic, l’Atlanta Symphony Orchestra, l’Orchestra of Saint Luke (New York City) et le National Symphony Orchestra of Argentina.
C’est sa capacité à passer d’un genre musical à l’autre qui fait de Schifrin une personnalité unique dans le monde de la musique. Musicien de jazz, il a joué et enregistré avec de grands noms tels que Dizzy Gillespie, Sarah Vaughan, Ella Fitzgerald, Stan Getz et Count Basie.
Son « Concerto pour guitare et orchestre », à l’origine interprété par le Los Angeles Philharmonic Orchestra, fut joué lors du Festival International de Musique à Liège en Belgique et retransmis à la télévision partout en Europe. Il est devenu un exemple de littérature contemporaine pour guitare. Le London Philharmonic Orchestra fit l’enregistrement pour EMI Rrecords, avec le soliste Angel Romero. L’une des plus grandes réussites de la carrière de Lalo Schifrin fut la première mondiale de sa composition « Cantos Aztecas » pour chorus, voix solos et orchestre qu’il dirigea aux Pyramides de Teotihuacan à Mexico avec Placido Domingo comme ténor solo.
En avril 1989, Lalo Schifrin fut nommé directeur musical du Glendale Symphony Orchestra et occupa ce poste durant six années.
On lui demanda d’écrire la Grande Finale pour un événement qui eut lieu à Caracalla en Italie le 7 juillet 1990 pour célébrer la fin de la Coupe du Monde de football. Durant ce concert, les trois ténors Lucianno Pavarotti, Placido Domingo et Jose Carreras chantèrent ensemble pour la première fois. Les orchestres des compagnies d’opéra de Rome et de Florence furent dirigés par Zubin Mehta. Schifrin fut également engagé pour organiser la rencontre en juillet 1994 de ces trois chanteurs en compagnie de Zubin Mehta. Ce concert eut lieu au Dodger Stadium, la veille de la finale de la Coupe du Monde de football. La Fondation Steinway demanda à Schifrin d’écrire son « Concerto pour piano n° 2 », dont la première fut interprétée par le National Symphony Orchestra et dirigée par Mstislav Rostropovich à Washington, DC au Kennedy Centre le 11 juin 1992, avec Cristina Ortiz comme soliste.
Son implication à long terme aussi bien dans le monde du jazz que du symphonique fut concrétisée en 1993, en commençant par la série d’enregistrements « Jazz Meets the Symphony » qu’il dirigea et dont il fut le pianiste, accompagné par l’Orchestre Philharmonique de Londres et par de grands noms du jazz tels que Ray Brown, Grady Tate, Jon Faddis, Paquito D’Rivera et James Morrison.
L’enregistrement du « Carnaval des Animaux » de Camille Saint-Saëns qu’il dirigea en 1996 fut acclamé par les médias. Les narrations sont faites par Audrey Hepburn, Charlton Heston, James Earl Jones, Dudley Moore, Walter Matthau et Lynn Redgrave.
Il a composé la musique de quatre films hollywoodiens : « Money Talks », réalisé en 1997 par New Line Pictures ; « Something To Believe In » produit par Lord Lew Grade et réalisé en 1998 ; et « Tango » de Carlos Saura, réalisé en 1998. Le dernier film dont Schifrin a écrit la musique est le film au succès énorme « Rush Hour » pour lequel il a été récompensé d’une nomination aux Grammy Awards en 1999.
Lalo Schifrin a reçu le 1988 BMI Life Achievement Award. Il a été félicité par le gouvernement israélien pour sa « Conribution à la compréhension du monde par la musique ». Il est titulaire de diplômes de Doctorat d’Honneur de la Rhode Island School of Design et de l’Université de La Plata en Argentine. Il a été honoré lors du Festival classique MIDEM en janvier 1990 à Cannes en dirigeant l’Orchestre national symphonique de Lyon. Lalo Schifrin a également été nommé « Chevalier de l’Ordre des Arts et Lettres » par le ministère de la Culture.
En 1998, le gouvernement argentin l’a nommé Conseiller du Président aux Affaires Culturelles au rang de Secrétaire de Cabinet.
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