Saison 11.12

— Triples

 
Felix Mendelssohn La Belle Mélusine

Ouverture en fa majeur op. 32

 
Ludwig van Beethoven Triple Concerto pour violon, violoncelle, piano et orchestre en ut majeur op. 56


 
Matteo Franceschini Ego

Triple concerto pour violon, violoncelle, piano et orchestre
 

 
La création de Matteo Franceschini reçoit le soutien de Musique nouvelle en liberté

 
Franz Schubert Symphonie n° 8 en si mineur « Inachevée »


Direction : Wilson HermantoViolon, violoncelle, piano : Trio Wanderer
Meaux (77) Théâtre Luxembourg vendredi 25 novembre 2011 21h
Maurepas (78) Espace Albert Camus samedi 26 novembre 2011 20h45
Villejuif (94) Théâtre Romain Rolland dimanche 27 novembre 2011 15h30
Chaville (92) L'Atrium mardi 29 novembre 2011 20h45
Paris (75) Salle Gaveau mercredi 30 novembre 2011 20 h
Saint-Cloud (92) Centre culturel Les 3 Pierrots jeudi 1er décembre 2011 20h30
Maisons-Alfort (94) Théâtre Claude Debussy vendredi 2 décembre 2011 20h45
Saint-Michel-sur-Orge (91) Espace Marcel Carné samedi 3 décembre 2011 21h
Bailly-Romainvilliers (77) La Ferme Corsange Centre culturel Action culturelle
Restitution de l'atelier «Composons un dialogue à trois»
dimanche 4 décembre 2011 15h
Charenton-le-Pont (94) Théâtre des deux rives vendredi 16 décembre 2011 20h45

Résonances : Franceschini répond à Beethoven
 
Il fallait s’appeler Beethoven – et se considérer comme un génie hors norme – pour imaginer ce Triple Concerto qui met en avant non pas un mais trois solistes face à un grand orchestre. Le style est martial, grandiose, typique de la période que l’on a appelée par la suite « héroïque ». La véhémence et l’ampleur des mélodies se doublent d’un jeu sur les masses orchestrales : on est loin des genres anciens du concerto grosso ou de la symphonie concertante pour aller vers une forme d’hyper-concerto, qui ouvre des perspectives radicalement modernes. Pour autant, la cohésion entre les trois solistes doit être parfaite ; ce qui rend parfaitement logique de faire appel à une formation de musique de chambre déjà constituée (comme ici le magnifique Trio Wanderer).
 
Dans son œuvre nouvelle, Matteo Francheschini, compositeur en résidence à l’Orchestre, rendra se saisit du même effectif que Beethoven pour lui faire dire des choses neuves.
 
Le programme se termine aux antipodes de l’ambition beethovénienne : Schubert est le musicien de la poésie intérieure, fragile et chaleureuse, même lorsqu’il écrit pour l’orchestre symphonique.
 

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Lumière sur le concert à 19h, salle Gaveau
conférence gratuite réservée aux spectateurs
«Le Triple concerto de Beethoven revisité par un jeune compositeur»
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À propos de Ego
 
« Dans la culture occidentale, le miroir a toujours été un symbole important et récurrent. En mythologie, notamment, le miroir n’est pas une métaphore comme les autres. Depuis les Grecs, le mystère incarne l’énigme de l’illusion et de la vérité, de soi et de l’autre, de l’identité et de la diversité.
Compte tenu des caractéristiques et des significations multiples qu’on peut lui attribuer, le miroir en tant qu’objet a profondément influencé l’écriture d’EGO, triple concerto pour violon, violoncelle, piano et orchestre. J’ai voulu structurer l’oeuvre en quatre mouvements, développant l’une après l’autre quatre différentes représentations et interprétations du sujet.
Le premier mouvement, Andante, solitario, aborde le thème du double, de la naissance et de la prise de conscience pour chacun de sa propre image. L’image “réfléchie” n’est pas seulement une copie des formes extérieures, elle exprime aussi la partie la plus mystérieuse de l’être, liée à l’inconscient, une partie “dans l’ombre” décelée par la pureté limpide d’un miroir d’eau.
Le Rituale du deuxième mouvement présente le miroir comme une porte qui ouvre sur une realité parallèle, révélatrice de secrets inconnus, tandis que le troisième mouvement, Scuro, considère le miroir comme un objet magique, divinatoire, comme un élément susceptible à la fois d’emprisonner l’âme et d’en constituer l’alter ego voire d’ériger ce dernier en une entité autonome. Un topos inusuel, d’autant plus inquiétant qu’il ne trouve pas de correspondance dans le monde réel.
Dans le quatrième et dernier mouvement, Pulsante, con fuoco, j’ai voulu jouer avec le concept de “miroir de miroirs” à savoir d’une multitude d’images réfléchies, une espèce de dialogue continu entre l’image et ses réverbérations.
Le véritable mythe est donc représenté dans la composition par le trio lui-même, considéré comme une entité, l’ego précisément. Les solistes apparaissent comme un miroir tantôt rassurant tantôt trompeur, un reflet pour lequel nous éprouvons toujours une grande attraction en ce qu’il donne corps à nos perceptions de l’impossible, à nos peurs, à nos fantaisies et à nos illusions. »
 

Matteo Franceschini, octobre 2011
Traduction Sophie le Castel

 

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