< Saison 17.18

Festival des lumières

 
Wolfgang Amadeus Mozart Concerto n° 27 en si bémol majeurSymphonie n° 36 "Linz" en ut majeur

Direction David ReilandPiano Cyril Huvé

Où et quand voir

Festival des lumières

Cyril Huvé a cultivé avec passion l’art des claviers anciens : collectionneur, interprète éclairé et curieux, il a sans cesse trouvé dans ces instruments originaux une véritable source d’inspiration. Car ces pianofortes, qui incitent à la souplesse du jeu, recèlent d’autres couleurs et sonnent peut-être de manière moins homogène que les pianos construits aujourd’hui. Qu’il joue désormais sur piano moderne ou sur pianoforte ancien, Cyril Huvé a totalement intégré ce qui faisait l’intérêt des instruments originaux du temps de Mozart : son jeu inventif et souple doit beaucoup à cette culture de la « curiosité historique ».
 
Pétillante et lumineuse, la musique de Mozart renferme néanmoins toujours des moments d’ombre et cela est particulièrement vrai dans son dernier concerto écrit un peu avant de mourir, en 1791. En apparence léger, il laisse pourtant passer des nuages aux allures préromantiques dans le mouvement lent. Cette concomitance de l’ombre et de la lumière est ni plus ni moins celle de la vie elle-même.
La Symphonie dite « Linz », dont les circonstances de composition à l’automne 1783 sont tragiques, en donne un parfait exemple : Mozart doit quitter Salzbourg et rentrer subitement à Vienne car il vient d’apprendre la nouvelle de la mort de son premier fils âgé de seulement quelques mois ; en chemin, il fait halte à Linz où on lui propose de donner un concert de sa musique ; parti sans partition, il écrit en quatre jours pour ce concert impromptu une symphonie qui ne laissera rien soupçonner de son état de tristesse…
 

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