< Saison 17.18 en Île-de-France

La Cenerentola

 
Gioacchino Rossini La Cenerentola

Version de concert

Direction Enrique MazzolaAngelina (Cenerentola) Karine DeshayesDon Magnifico Peter KalmanDon Ramiro Cyrille DuboisDandini Vito PrianteAlidoro Robert GleadowClorinda Hasmik TorosyanTisbe Alix le SauxEnsemble AedesDirection de l'ensemble Mathieu Romano

Où et quand voir

La Cenerentola

C’est bien la Cendrillon du conte de Charles Perrault qui inspire Rossini au moment de composer son opéra La Cenerentola créé en 1817 à Rome. Rossini (âgé de seulement vingt-cinq ans) a déjà composé Le Barbier de Séville, Tancrède, L’Italienne à Alger… Il vient d’achever Otello et signe avec La Cenerentola son vingtième opéra !
Tous les ingrédients de son style magique sont là : des airs émouvants, un orchestre rutilant qui sait susciter les applaudissements après chaque grand crescendo, des vocalises hallucinantes de virtuosité pour les rôles principaux, et aussi un sens du théâtre qui fait que l’on est réellement entre le sérieux et le léger. Quelques changements notables à signaler par rapport au conte de Perrault : ce n’est plus une pantoufle de verre (ou de vair…) que Cendrillon perdra, mais un bracelet (on ne montrait pas ainsi sur scène ses pieds nus à cette époque…) ; la bonne fée marraine est remplacée par un philosophe précepteur (Alidoro) ; la fin est heureuse et Cendrillon pardonne même à ses pestes de sœurs !
C’est l’éblouissante Karine Deshayes qui tient le rôle de Cendrillon dans cette production, avec l’agilité, le caractère et l’humour qu’on lui connaît. Sans parler de la beauté incomparable de sa voix…
 
Chef-d’œuvre absolu du bel canto italien, Lucia di Lammermoor (1835) est un opéra qui s’inspire d’un conte écossais publié par Walter Scott en 1819 : l’Europe entière se fascinait alors pour les légendes sombres dans lesquelles les personnages connaissaient des destins quasi surnaturels. C’est bien le cas de Lucy (Lucia), jeune femme éperdue d’amour pour Edgard (Edgardo). Elle se fiance secrètement à lui mais, subissant une pression familiale terrible, elle finit par sombrer dans la folie après avoir tué l’homme qu’on lui promettait comme mari. Cette scène de la folie est restée l’une des plus incroyables de toute
l’histoire de l’opéra, car la virtuosité de Lucia incarne
parfaitement l’hallucination de l’héroïne, alors que la flûte qui contrepointe la ligne de la voix symbolise le dédoublement de personnalité. Après avoir triomphé
à la Scala de Milan et au Metropolitan Opera de New York, Jessica Pratt fait ses débuts à Paris dans ce rôle mythique, l’un des rôles de prédilection de l’immense Maria Callas à qui rend hommage ce concert, pour les quarante ans de sa disparition.
 

Concert enregistré par France musique
 

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