< Saison 18.19 à Paris

Miroirs

Belle rencontre entre Baptiste Trotignon et l’Orchestre

 
Baptiste Trotignon Ouverture dans le style d’un concertino

Création, commande de l’Orchestre national d’Île-de-France

 
Wolfgang Amadeus Mozart Concerto pour piano n°1 en fa majeur K37 
Joseph Haydn Symphonie n° 100 en sol majeur « Militaire »


Où et quand voir

Miroirs

Tout le monde connaît le pianiste de jazz et compositeur Baptiste Trotignon (né en 1974), l’un des artistes français les plus créatifs sur la scène internationale, qui sait jongler avec les styles et improviser avec une grande fantaisie. Mais saviez-vous qu’il avait également construit, parallèlement à sa carrière dans le jazz, un chemin classique tout aussi remarquable en composant des œuvres écrites, dont le style est cependant resté toujours aussi libre ? Et c’est bien ce rapport qui intéresse ce musicien exceptionnel : un jeu de miroirs entre l’écrit et l’improvisé, comme les deux faces du même artiste. L’œuvre qu’il a conçue pour l’Orchestre national d’Île-de-France puise dans le patrimoine en se référant au Concertino, un genre faisant dialoguer un groupe de solistes avec l’orchestre, qu’il revisite très librement.
C’est également ce geste libre et improvisé qui étonne à l’écoute du Premier Concerto pour piano composé par Wolfgang Amadeus Mozart à l’âge de onze ans. On est stupéfait du talent inouï avec lequel Wolfang enfant savait placer en chaque note une intensité si particulière: tout paraît si simple, mais tout est déjà si profond. Joseph Haydn a lui aussi marqué l’histoire musicale occidentale du saut de son imagination débordante : la Symphonie en sol majeur dite « Militaire » (1794) est la centième qu’il compose ! Il a excellé dans ce genre, qu’il a renouvelé à chaque partition, sans ne s’être jamais répété…
 

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