< Saison 18.19 à Paris

Nuits d'été

Amours impossibles et contrariées par Berlioz, Ravel et Roussel

 
Hector Berlioz Le Corsaire

Ouverture op. 21

Les Nuits d’été


 
Maurice Ravel Daphnis et Chloé

Suite n° 1

 
Albert Roussel Bacchus et Ariane

Suite n° 2

Où et quand voir

Nuits d'été

Les Français sont de doux rêveurs, attirés par toutes sortes d’ailleurs : leur attrait pour les mondes lointains traduit autant leur ouverture que leur soif de chercher de nouvelles expériences artistiques. Lorsqu’en 1845 Hector Berlioz écrit son ouverture du Corsaire, c’est en référence au corsaire rouge de l’écrivain américain James Fenimore Cooper (plus connu aujourd’hui comme l’auteur du Dernier des Mohicans). Ce qui a fasciné le compositeur dans cette lecture romanesque, c’est d’une part ce personnage mystérieux qui parcourt les mers vers le Nouveau Monde, mais aussi la mer elle-même, magnifiquement décrite par un auteur lui-même marin et aventurier. On retrouve cette même soif de contrées lointaines dans les [T[Nuits d’été (1840) où le compositeur nous entraîne, cette fois grâce au charme de la voix, « Sur les lagunes, au bord de l’Île inconnue »…
Maurice Ravel et Albert Roussel ont cherché d’autres formes d’exotisme, comme par exemple celui qu’incarne l’Antiquité. Avec Daphnis et Chloé (1912), Ravel revisite la mythologie grecque à la mode parisienne des années 1900 : le berger Daphnis tombe amoureux de Chloé, enlevée par des pirates avant d’être sauvée par le dieu Pan…
En 1930, Albert Roussel puise quant à lui dans la mythologie romaine pour composer une musique débordante de sensualité pour un nouveau ballet chorégraphié par Serge Lifar : Bacchus, le dieu du vin et de la fête, tombe amoureux d’Ariane, princesse de Crète, la même qui aida Thésée à s’échapper du labyrinthe avec son fameux fil.
 

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