< Saison 18.19 en Île-de-France

Quatuor Ardeo

Quatuor Ardeo

 
John Adams John’s Book of Alleged Dances

2 danses (quatuor seul)

Absolute Jest 
Ludwig van Beethoven Quatuor à cordes n° 16, op. 135

Troisième mouvement (quatuor seul)

Symphonie n° 4 en si bémol majeur

Direction Julien LeroyQuatuor Ardeo

Où et quand voir

Quatuor Ardeo

Ce concert est placé sous l’aura de Ludwig van Beethoven : sa présence est réelle et parfaitement reconnaissable, avec sa Quatrième symphonie en si bémol majeur, composée en 1806 alors qu’il était en train de travailler à sa Cinquième symphonie en ut mineur ; et irréelle, presque méconnaissable dans Absolute Jest, un concerto pour quatuor à cordes et orchestre composé par John Adams en 2012. Le compositeur américain s’inspire en effet de plusieurs passages d’œuvres de Beethoven dans cette partition d’un seul mouvement créée par l’Orchestre Symphonique de San Francisco pour la célébration de son centenaire. Il emprunte des gestes d’écriture et de composition beethovéniens sélectionnés dans ses Quatuors à cordes op. 131, op. 135, dans la Grande Fugue op. 133 et dans quelques scherzos de symphonies, en les incorporant à son propre langage, un peu comme Stravinski avait puisé dans les gestes de Pergolèse et du style baroque pour composer Pulcinella en 1919. Le résultat est époustouflant : Beethoven apparaît et disparaît, largement transformé mais toujours identifiable car John Adams a su conserver dans sa propre écriture ce qui constitue l’essence même du style beethovénien. Il écrit d’ailleurs à ce sujet que composer cette œuvre fut pour lui une « grande leçon, palpitante, de contrepoint, de transformation thématique et de conception formelle », où l’imagination a dû primer pour ne pas tomber dans la copie mais accéder véritablement à l’invention.
 

Photo © Franziska Strauss
 

Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur LinkedIn Partager sur GooglePlus Partager avec Add-This