L'orchestre - les musiciens

Emmanuelle Cordoliani


 
Emmanuelle Cordoliani sort diplômée du Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris en 1998, après avoir travaillé avec Stuart Seide, Stéphane Braunschweig et Mario Gonzalès.
Montrant un fort intérêt pour la musique et la voix parlée et chantée, elle étudie auprès d’Alain Zaepffel, dont elle devient rapidement l’assistante pour Esther de Racine (Festival d’Ile de France). Parallèlement, elle participe ponctuellement à la classe d’art dramatique pour chanteurs et instrumentistes de Georges Werler, au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris.
L’année 2000 voit ses efforts récompensés. Elle entre à l’Institut Nomade de la Mise en scène, sous la direction de Josyane Horville. Elle y fonde le Groupe 7, un groupe de travail qui sert de terrain d’expérimentation à une méthodologie vocale du jeu de l’acteur.
Elle devient également l’assistante de Lukas Hemleb pour des spectacles d’opéra (Albert Herring, Zauberflöte, Forza del Destino, Tannhäuser…) et pour le théâtre (Les Démons d’après Dostoïevski).
Depuis sa sortie du CNSAD, elle mène de front une triple activité de comédienne, metteur en scène et dramaturge. Un éclectisme qui l’a amenée, au cours de ces dernières années, à mettre en scène plusieurs œuvres au théâtre : Andromaque de Racine (Printemps des Comédiens de Montpellier), Le Dilemme de l’Architecte Mâhyar de R. Ghassémi (Jeune Théâtre National), Die Schlacht de Heiner Müller (Ernst Busch Schule à Berlin, Festival Passage à Nancy). Tous ces spectacles ont fait l’objet de commandes auprès de divers compositeurs, tels que Bruno Gillet, Isabelle Aboulker ou encore François Sarhan.
Emmanuelle s’est également consacrée à la création de spectacles musicaux : Haut comme trois Pom Pom Pom Pom (avec l’Orchestre National de Lille), L’Histoire de Babar racontée aux adultes (Poulenc, Pesson), Dessine-moi un Ravel ! (avec l’Orchestre National de Bordeaux), Les très longues fiançailles de Robert et Clara Schumann (récital en compagnie du pianiste Eric Le Sage).
Fidèle aux artistes avec qui elle s’associe, elle mène une étroite collaboration dramaturgique avec le jeune chef d’orchestre Stéphane Denève (Royal Scottish National Orchestra). En tant que dramaturge pour le compte de l’Opéra National de Montpelllier, elle a réalisé les traductions/adaptations de Viva la Mamma ! de Donizetti et Die Zauberflöte de Mozart. C’est aussi au Théâtre Jean Vilar de Montpellier, pour la saison 2003/2004 de l’Opéra National de Montpellier qu’elle a adapté et mis en scène Zaïde de Mozart.

Depuis septembre 2002, Emmanuelle Cordoliani enseigne l’art lyrique au CNSM de Paris.
Au sein de l’école et dans le cadre de la formation qu’elle dispense, elle a offert de concevoir et mettre en scène de nombreux projets dont ses élèves sont les interprètes ; Esprits de Famille (variation musicale sur La Cerisaie de Tchékov), Café et Mariage (deux Cantates Profanes de Bach), Jours tranquilles à Pantin (extraits de La Bohème de Puccini et textes d’Henry Miller)…
La saison dernière, toujours dans le cadre du CNSM, elle met en scène Cosi Fan Tutte de Mozart, à deux pianos, ainsi que Folles journées ! (adaptation pour l’opéra de la trilogie de Beaumarchais), sous la direction musicale d’Alain Altinoglu.

Elle participe ensuite à la mise en espace de Candide de Bernstein à l’Opéra de Rennes ainsi qu’à un spectacle à l’attention du jeune public, Lithanies, Fatrasies, Charivari donné à la Cité de la musique avec l’Ensemble Inter Contemporain.

Pour la saison 2005, à la demande de l’Opéra National et de l’Orchestre National de Montpellier, elle offre au public languedocien au printemps une mise en scène particulièrement sensible, un brin décalée, de L’Italiana in Algeri. Elle monte également Les Dialogues des Carmélites au CNSM avec ses élèves. L’été prochain, elle donnera un spectacle autour de Bach et Pétrarque, L’Ascencion du Mont Ventoux, dans le cadre du Festival de l’Empéri, en compagnie du grand violoniste Gordan Nikolitch.


Pour la saison prochaine elle projette une version semi-scénique de Pelléas et Mélisande au RSNO, ainsi qu’une autre de Zaïde pour la Cité de la musique et l’Opéra de Rouen. Dans le cadre de sa classe du CNSM, elle mettra en scène La Clemenza di Tito et Evguéni Onéguine.
En février 2005, Emmanuelle a publié un recueil de nouvelles, La bonne étoile d’Orso Batomet, chez Les Ateliers Garofani. L’ouvrage sera disponible en version illustrée à la rentrée prochaine.



 


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