Les Grands maîtres

Les Grands maîtres


Wolfgang Amadeus Mozart
Les Noces de Figaro

Jörg Widmann
Can brio

Ludwig van Beethoven
Symphonie n°8

Wolfgang Amadeus Mozart
Symphonie concertante pour hautbois, clarinette, basson et cors

direction Case Scaglione
hautbois, 1er solo Luca Mariani
clarinette, 1er solo Jean-Claude Falietti
basson, 1er solo Lucas Gioanni
cor, 1er solo Robin Paillette

L’orchestre d’aujourd’hui est né à l’époque de Mozart. Dans le dernier tiers du XVIIIe siècle, il devient la métaphore d’une petite société : chacun y tient sa place, son rôle et sa fonction, avec ses différences et ses particularismes, pour trouver collectivement un sens commun, grâce au chef d’orchestre. Le point d’équilibre entre l’individu et le collectif repose sur l’écoute des uns et des autres, pour être ensemble, se suivre, se surprendre… L’édifice ne tient que par cette acuité et cette virtuosité de chacun à pouvoir être soi autant qu’à être ouvert aux autres. Mozart, plus qu’aucun autre compositeur de son temps a su explorer dans sa musique symphonique tous les aspects de ce subtil équilibre.

Avec son extraordinaire partie de basson et les relais entre les différents pupitres de l’orchestre, l’ouverture des Noces de Figaro (1786) est l’une des pages symphoniques les plus ébouriffantes de Mozart : tout file à vive allure, dans l’esprit de la « folle journée » qui va suivre. La Symphonie concertante (1778) n’est pas en reste. Ce sont les solistes de l’orchestre qui se lèvent pour converser avec leurs collègues musiciens, dans l’esprit d’une virtuosité dialoguée. Beethoven prolonge cette tradition viennoise dans son avant-dernière symphonie. Juste avant la monumentale Symphonie n° 9 « Hymne à la joie » qui devient l’un des grands modèles du romantisme, la Huitième Symphonie (1812) entretient encore, peut-être avec une pointe de nostalgie, la rhétorique mozartienne.

Aujourd’hui encore le classicisme viennois attire, nourrit et inspire les artistes contemporains. Le clarinettiste, chef d’orchestre et compositeur allemand Jörg Widmann (né en 1973) adore questionner le passé et jouer avec les références du patrimoine européen. Il compose Con brio (2008), littéralement « avec virtuosité », une ouverture de concert écrite à partir de motifs extraits de la Symphonie n° 8 de Beethoven, comme un brillant et époustouflant écho qui surgit à deux siècles d’écart… 

Concert diffusé en direct sur France Musique dans l’émission Le concert du soir présenté par Saskia de Ville. Puis disponible en streaming sur le site de France Musique et l’appli Radio France


Concert enregistré par France Musique pour une diffusion ultérieure


DIRECTEUR MUSICAL ET CHEF PRINCIPAL
 
Case Scaglione, a été nommé directeur musical et chef principal de l’Orchestre national d’Île-de-France en 2019. Fort d’une belle collaboration artistique avec l’Orchestre, il est renouvelé dans ses fonctions jusqu’en août 2027.
 
La saison 2025–2026 marque la septième saison de Case Scaglione en tant que directeur musical de l’Orchestre national d’Île-de-France (ONDIF). Au fil des saisons, Case Scaglione et l’Orchestre ont exploré un vaste répertoire incluant des œuvres de Beethoven, Strauss, Wagner, Mahler, Dvořák, Bartók, Ravel, Sibelius, Britten et Anna Clyne.

Lors de la saison 2023–2024, son mandat à la tête de l’ONDIF a été marqué par la célébration du 50e anniversaire de l’Orchestre. Parmi les temps forts de la saison 2025–2026 figure la Symphonie n°9 de Mahler, interprétée avec le dramaturge belge Éric-Emmanuel Schmitt, qui introduit l’œuvre par un texte spécialement commandé par l’Orchestre. Dans un autre programme, Case Scaglione dirigera les Folk Songs de Berio, avec la violoniste, chanteuse et compositrice tchèque Iva Bittová.

Récemment, Case Scaglione a également achevé un mandat de six années à la tête du Württembergisches Kammerorchester Heilbronn. Avec cette formation, il s’est produit régulièrement à la Liederhalle de Stuttgart, au Kloster Schöntal, à Ludwigsburg, à la Queen Elisabeth Hall d’Anvers, au Prinzregententheater de Munich et au Forum am Schlosspark de Ludwigsburg. Son travail avec l’ensemble s’est distingué par un répertoire éclectique, allant du classicisme et du romantisme précoce jusqu’à la musique du XXe siècle.

Avant cela, il a été chef associé du New York Philharmonic et directeur musical du Young Musicians Foundation Debut Orchestra de Los Angeles, où il a impulsé un profond renouveau artistique et fondé le programme d’éducation musicale “360° Music”.

Ces dernières saisons, Case Scaglione a été invité à diriger de nombreux orchestres européens, parmi lesquels le NDR Elbphilharmonie Orchestra, les Orchestres symphoniques de la Radio suédoise, de Gävle, d’Aalborg, de Castilla y León, de la RTVE à Madrid, de Prague, de la Sinfonica di Milano, ainsi que le Komische Oper Berlin. Au Royaume-Uni et en Irlande, il a collaboré avec le Royal Liverpool Philharmonic Orchestra, le Bournemouth Symphony Orchestra, et a fait ses débuts irlandais avec le National Symphony Orchestra of Ireland.

Au cours de la saison 2025–2026, il fera ses débuts symphoniques avec le Galicia Symphony Orchestra et l’Orchestre national de Montpellier – Opéra Orchestre.

Aux États-Unis, Case Scaglione a récemment dirigé les orchestres symphoniques de Cincinnati, Utah, San Diego, Houston, Dallas, Detroit, Baltimore et le New York Philharmonic. Il retrouvera au cours de la saison 2025–2026 les orchestres symphoniques de Phoenix et de Jacksonville.

Son activité lyrique est également soutenue : la saison 2025–2026 marque ses débuts à l’Opéra royal de Suède dans une production de Rusalka ainsi qu’un enregistrement du Casse-Noisette de Tchaïkovski. Après ses débuts remarqués à l’Opéra national de Paris dans Elektra de Richard Strauss, il y reviendra pour diriger Eugène Onéguine de Tchaïkovski.

En Asie, il a dirigé le China Philharmonic Orchestra, ainsi que les orchestres symphoniques de Shanghai et de Guangzhou, et se produit régulièrement avec le Hong Kong Philharmonic Orchestra.

Case Scaglione entretient des relations artistiques privilégiées avec plusieurs grands solistes internationaux, parmi lesquels Simone Lamsma, Yeol Eum Son, Federico Colli, Alisa Weilerstein, Yulianna Avdeeva, Jean-Efflam Bavouzet et Behzod Abduraimov. Il a été formé et conseillé par certains des chefs d’orchestre les plus influents de la scène internationale, dont Alan Gilbert, Semyon Bychkov, Jaap van Zweden et David Zinman.
 


Photo © ONDIF / Christophe Urbain



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Luca Mariani

Luca Mariani Hautbois, 1er solo
Luca Mariani est 1er hautbois solo de l’Orchestre national d’Île-de-France depuis 2019.

Diplômé des CNSMD de Lyon et de Paris, il a été lauréat de la Fondation de France et hautbois solo du World Youth Orchestra avant d'intégrer la prestigieuse Académie Karajan de l'orchestre philharmonique de Berlin. 

Profondément influencé par ses années passées au sein de cet orchestre, il développe un jeu qui lui vaut d’être régulièrement invité comme hautbois solo par les plus grandes formations européennes : Orchestre Symphonique de la Radio Bavaroise, Orchestre Philharmonique de Radio France, Orchestre symphonique de Bamberg, Deutsche Symphonie Orchester, Orchestre du Capitole de Toulouse, ou Orchestre de la Suisse Romande.

Il a joué sur les plus grandes scènes (Wigmore Hall, the Concertgebouw, the Berlin Philharmonie, the Salle Pleyel, the Auditorio Nacional of Madrid, the Salzburg Mozarteum, the Carnegie Hall and the Mariinsky Theatre…) sous la baguette de chefs tels que Gustavo Dudamel, Simon Rattle, Zubin Mehta, Kyril Petrenko, Tugan Sokhiev, Daniel Barenboim, Seiji Osawa, ainsi que des regrettés Pierre Boulez, Mariss Janson et Claudio Abbado.

En tant que soliste, il a enregistré les concertos brandebourgeois avec Reinhard Goebel et l'orchestre de l'académie Karajan. Il a également été invité à se produire avec l’orchestre des Pays de Savoie, l’Orchestre de Besançon et le Lemanic Modern Ensemble, avec lequel il a participé à la création Suisse du concerto pour hautbois de Luca Francesconi, sous la direction de Bruno Mantovani.

Musicien aux multiples facettes, il incarne une nouvelle génération d’artistes engagée dans le renouvellement des formes de concerts et le rapprochement avec le(s) public(s). Il cultive ainsi des projets artistiques interdisciplinaires et développe notamment plusieurs performances alliant musique, danse et arts plastiques.

En savoir plus : lucamariani.fr



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Jean-Claude Falietti

Jean-Claude Falietti Clarinette, 1er solo
Jean-Claude Falietti débute ses études musicales au Conservatoire national de Nice. En 1978, il y obtient un premier prix de clarinette à l’unanimité ; l’année suivante, un premier prix de musique de chambre ainsi que le prix de clarinette de la ville de Nice.

Admis au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, il se voit récompensé en 1984 d’un premier prix de clarinette à l’unanimité et premier nommé dans la classe de Guy Deplus, ainsi que d’un premier prix de musique de chambre dans la classe de Christian Lardé.

En 1986, il est lauréat du 42e Concours international d’exécution musicale de Genève où il décroche la deuxième place.

Dès lors, il joue dans différents orchestres : Orchestre de l’Opéra de Paris, Orchestre National de France, Orchestre de Paris, Opéra de Nice, Orchestre de Bretagne, Orchestre d'Auvergne, Opéra orchestre national de Montpellier sous la baguette de chefs prestigieux tels que Seiji Ozawa, Lorin Maazel, Emmanuel Krivine, Charles Dutoit, Kurt Masur, Riccardo Muti, Pierre Boulez, Jeffrey Tate, Ion Marin, Eliot Gardiner, Yoel Levi, Enrique Mazzola…

En décembre 1989, Jean-Claude Falietti s’est vu confier le poste de clarinette solo de l’Orchestre symphonique Français par Laurent Petitgirard (chef et directeur artistique). Depuis le 1er mars 1992, Jean-Claude Falietti est première clarinette solo de l’Orchestre national d’Île-de-France.

Il poursuit également une carrière de concertiste, il a interprété le Concerto pour clarinette de Mozart avec l’Orchestre symphonique Français, le Concerto n°1 pour clarinette et orchestre de Carl Maria von Weber, Duo concertino pour clarinette et basson de Richard Strauss, le Concerto pour clarinette d’Aaron Copland et le Concerto en mi bémol majeur pour clarinette et cordes de Johann Stamitz.

Il obtient en 1998 le certificat d’aptitude aux fonctions de professeur territorial. Il est actuellement professeur de clarinette au Conservatoire municipal de musique et des arts d’Orly et au Conservatoire à rayonnement départemental du Raincy. Jean-Claude Falietti se produit également dans différentes formations de musique de chambre notamment au sein de l’Orchestre national d’Île-de-France.

Photo © ONDIF / Christophe Urbain



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Lucas Gioanni

Lucas Gioanni Basson, 1er solo
Lucas Gioanni commence le basson à l’âge de 6 ans au conservatoire régional de Toulon. Il obtient son diplôme d’études musicales à 16 ans. À Toulon, il travaille avec Jean Louis Estier et Didier Malbec. 

En parallèle de son cursus musical, Lucas intègre une école d’infirmier de 2014 à 2016 puis rentre cette dernière année au CRR de Paris dans la classe de Laurent Lefèvre.

En 2017, il intègre la classe de basson de Laurent Lefèvre et Fany Maselli au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse (CNSMD) de Paris.

En 2018 son intérêt pour l’enseignement l’amène à intégrer le cursus de Diplôme d’Etat pour devenir professeur.

Passionné par l’orchestre, il joue au sein d’orchestres renommés tel que l’orchestre français des jeunes, l’Orchestre de l’Opéra de Toulon, l’Orchestre de chambre de Paris, l’Orchestre de l’Opéra de Paris, l’Orchestre de Paris et l’Orchestre de Bordeaux.

En 2019, Il se produit en soliste accompagné de l’Orchestre de l’Opéra de Toulon et est sélectionné au concours du Spring festival de Prague.

Il obtient en 2020 sa licence de basson mention très bien au CNSMD de Paris.

Il est sélectionné en juin 2021 pour participer au concours international AEOLUS à Düsseldorf et fait parti des membres de l’EUYO pour la tournée d’été 2021.

Il devient en mars 2022 basson solo de l’orchestre de l’Opéra de Saint-Etienne et obtient la même année son master de basson au CNSMD de Paris mention très bien. Il décide après cela, de se perfectionner en rentrant dans la classe de Carlo Colombo et Olivier Massot au CNSMD de Lyon.

En 2023, il intègre l’Orchestre national d’Île-de-France en tant que premier basson solo.

Photo © ONDIF / Christophe Urbain

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Robin Paillette

Robin Paillette Cor, 1er solo
Originaire du Havre, Robin découvre très tôt sa passion pour la musique et entame sa formation dans sa ville natale avant de poursuivre son parcours à Paris. En 2005, il intègre le Conservatoire National Supérieur de Musique, où il obtient ses prix de cor et de musique de chambre.

Très vite, il se distingue par son talent et son amour du travail d’orchestre. Il joue avec des ensembles et orchestres de renom : l’Orchestre Français des Jeunes, l’Académie du Festival de Lucerne, l’Ensemble InterContemporain, l’Opéra de Paris, l’Orchestre Philharmonique de Radio France, l'Orchestre de Paris ou encore le Verbier Chamber Orchestra. Une trajectoire brillante qui le mène, en 2007, au poste de cor solo de l’Orchestre national d’Île-de-France.

Mais Robin ne se limite pas à la scène : transmettre et partager sont au cœur de son engagement musical. Il enseigne au CRR de Saint-Maur-des-Fossés et a accompagné de jeunes musiciens en tant que coach pour l’Orchestre des Jeunes du Festival de Verbier.

Photo © ONDIF / Christophe Urbain



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