Saison 10.11

Festival de la Chaise-Dieu

  • Campo
    • Ouverture en forme d'étoiles
  • Liszt
    • Totentanz
  • Bruckner
    • Symphonie n° 7 en mi majeur
  • Direction Yoel Levi
  • Piano Ferenc Vizi

Festival de la Chaise-Dieu

Objet privilégié de la représentation artistique, la mort prend des allures différentes au fil des époques et des cultures.
Chez Franz Liszt, elle devient sujet principal dans plusieurs œuvres et plus particulièrement dans la Danse macabre. Esquissée dès 1840 pour être achevée dix ans plus tard, la Danse macabre aurait été inspirée par les gravures sur bois de Holbein ou des tableaux représentants le triomphe de la mort.
Cette danse est une série de variations sur le fameux thème grégorien du « Dies irae ». D’une virtuosité pianistique toute lisztienne, parfois terrifiante avec ses notes sombres et ses pulsations lourdes, la Danse macabre sait également se faire sarcastique. L’humour est omniprésent dans l’œuvre de Régis Campo. L’invention mélodique, l’énergie rythmique de son écriture sont les principales caractéristiques d’un catalogue de plus de cent œuvres. Dans son Ouverture en forme d’étoiles (2004), le compositeur ne perd rien de son style ludique – « j’ai essayé de retrouver la vivacité rythmique des ouvertures d’opéras mozartiens et rossiniens » explique le compositeur – mais lui confère un parfum plus inquiétant, une légèreté qui semble se replier sur elle-même.

Quant à la Septième symphonie d’Anton Bruckner, elle est sans conteste son chef-d’œuvre, son œuvre la plus jouée, la plus enregistrée. Dès sa création en 1884, c’est un véritable triomphe. L’œuvre, et plus particulièrement l’adagio du deuxième mouvement, sont pourtant parcourus par le sentiment de deuil qui envahit le compositeur lorsqu’il en entreprend la composition en 1882. Le vénéré Wagner est mourant, et la Septième symphonie devient rapidement un hommage au maître : pour la première fois, Bruckner utilise les tubens wagnériens, sortes de cors modifiés, créés à la demande du compositeur. La plénitude des thèmes, radieux et clairs, l’atmosphère tantôt aérienne, tantôt plus sombre et solennelle de l’œuvre en font une des pages les plus émouvantes de la musique brucknérienne.


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     Rouge - Direction Case Scaglione - Violon Nathan Meltzer 
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