< Saison 18.19 à Paris

Constellations

Constellations

Avec Thibault Cauvin, le «Petit Prince» de la guitare

 
Gustav Holst Brook Green Suite, pour cordes 
Arthur Honegger Pastorale d’été 
Benjamin Britten Sinfonietta 
György Ligeti Old Hungarian Ballroom Dances 
Joaquin Rodrigo Fantaisie pour un gentilhomme, pour guitare

Direction Julien LeroyGuitare Thibault Cauvin

Où et quand voir

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Gustav Holst compose Brook Green Suite en 1933 alors qu’il est hospitalisé. Ecrite pour la Saint-Paul Girls’ School (quartier de Brook Green, Hammersmith, Londres) où Holst fut directeur de la musique de 1905 à la fin de sa vie, la pièce est créée par l’orchestre des élèves de l’école en mars 1934. Gustav Holst assiste au concert et décède le 25 mai 1934. La suite est composée en trois mouvements, Prélude, Air et Danse, ce dernier reprenant une mélodie entendue par Gustav Holst lors d’un spectacle de marionnettes à Taormina en Sicile quelques années plus tôt.
La Pastorale d’été d’Arthur Honegger fut composée en 1920 dans les Alpes bernoises lors d’un séjour estival. Honegger a pris pour épigraphe à sa partition « J’ai embrassé l’aube d’été…», empruntée à Arthur Rimbaud. L’œuvre fut créée Salle Gaveau le 17 février 1921 et le public présent ce soir-là lui décerna le Prix Verley offert par un mécène. Ce court poème symphonique est construit en trois parties (Calme, Vif et gai, Calme) et le premier thème est énoncé au cor.
La Sinfonietta (1932) du compositeur anglais Benjamin Britten est également écrite dans l’idée d’une conversation musicale entre quelques solistes et un ensemble instrumental : virtuoses, les échanges finissent par culminer dans une danse générale et effrénée de tarentelle.
Le Concerto pour un gentilhomme (1954) confié à la guitare par le compositeur espagnol Joaquin Rodrigo est lui aussi marqué par une écriture rythmique très riche et très variée puisque chacun des mouvements fait référence aux anciennes danses d’Espagne (villano, españoleta, canario…). En Hongrie, György Ligeti a lui aussi été fasciné par les danses de son pays qu’il décide de transcrire pour orchestre en 1949, l’année même où il est diplômé de l’Académie de musique Franz Liszt de Budapest.